Je ne sais pas si quelques unes de vous passent encore par ici de temps en temps...  j'ai mis du temps à poster un écrit mais le voici... j'espère que vous n'avez pas oublié vous non plus la jolie aventure qui avait commencé ici...

 

" C'est un soir de vacances, je dois avoir entre 18 et 19 ans. Je suis avec ma grand mère, et mes journées passent entre le bleu de la mer agitée, les balades à vélo et les soirées en centre ville. Vous savez, un de ces petits centre villes pleins de charmes, où tous les étés, ces fichus parisiens viennent remplir les rues, et où l'hiver tout est désert. Un centre ville où tous les soirs se déroulent un petit spectacle, ou un concert organisé par la municipalité !

Et d'ailleurs ce soir là, un concert de musique cubaine est organisé ! A 20h j'arrive sur la place, abandonne ma bicyclette bleu contre un mur, et inspecte le lieu ! Et oui ! C'est tout une stratégie de trouver LA place idéale ! Je m'assied sur le coté à droite de la scène, de façon à pouvoir m'adosser à un gros bac de fleur. En attendant le début du concert je joue à un de mes passe temps favoris ! Regarder les autres ! Mais un nuage passe devant mes yeux... LA bande de jeune du camping qui s'éclatent toujours, rient plus fort que les autres, osent danser devant tout le monde, est aussi là ce soir... Je suis d'un naturel plutôt réservé, et j'avoue qu'à cet âge, j'envie ces grandes bandes qui passent des vacances inoubliables !

Et puis les premières notes de musique résonnent... sur la scène 3 hommes et 1 femme. Les nuages s'envolent pour laisser place à une déferlante de sentiments... Leurs visages irradient ! D'une joie simple et communicative ! Ils vivent l'instant présent, nous racontent leur passé au travers de très belles chansons, nous font voyager vers d'autres horizons... et je ris avec eux, je pleure avec eux leur pays lointain, je ressens leur musique au plus profond de mon être. C'est la première fois que je ressens pareil émotion ! J'écoute, captivée et interdite... Au bout de deux heures de concert les derniers accords sont étouffés, les applaudissements pleuvent, et les badauds s'éparpillent. Je reste par terre, encore tremblante d'un tel partage, et les observe rangé leurs instruments, le sourire au lèvre. Mon regard croise celui d'un des musiciens. Il descend de la scenette, et se dirige vers moi. "

à suivre...